L’ancien Directeur Général de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), Me Hans Joseph, estime que la corruption constitue l’un des principaux moteurs de la crise multidimensionnelle qui frappe Haïti. Il appelle à mettre fin à l’impunité et à écarter de la vie politique les personnes responsables de faits de corruption.
Me Hans Joseph, ancien Directeur Général de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), a réagi à la Résolution 2831 (2026) du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui, selon sa lecture, élargit les possibilités de sanctions aux actes de corruption.
L’ancien responsable de l’ULCC affirme avoir défendu cette approche devant le Conseil de sécurité en juin dernier. Il dit s’être appuyé sur une analyse globale de la situation sécuritaire, de la criminalité et de la pauvreté extrême qui affectent Haïti.
Pour Me Hans Joseph, la corruption ne constitue pas un simple aspect de la crise haïtienne. Elle en représente, selon lui, l’un des principaux facteurs aggravants, contribuant à la dégradation des conditions de vie de la population et à l’affaiblissement des institutions publiques.
Face à cette situation, l’ancien DG de l’ULCC plaide pour une moralisation de l’administration publique et un renforcement de la lutte contre l’impunité. Il estime également nécessaire que les personnes impliquées dans des actes de corruption répondent de leurs actes et ne puissent pas continuer à exercer une influence sur la vie politique nationale.
Il appelle notamment à veiller à ce que les responsables de faits de corruption soient tenus à l’écart de la vie politique et des prochaines compétitions électorales, dans le respect des procédures légales applicables.
Cette prise de position intervient dans un contexte où la lutte contre la corruption demeure un enjeu majeur pour la gouvernance, la restauration de la confiance citoyenne et le fonctionnement des institutions en Haïti.
Il convient de rappeler que, sous la direction de Me Hans Joseph à la tête de l’ULCC, plus de 68 rapports portant sur des faits présumés de corruption ont été transmis aux autorités judiciaires. Ce chiffre est présenté comme une première dans l’histoire de l’institution.
En réagissant à la résolution des Nations unies, l’ancien DG de l’ULCC réaffirme son engagement en faveur d’une lutte plus rigoureuse contre la corruption. Il estime que cette démarche est indispensable pour assainir l’administration publique et contribuer à la reconstruction des institutions du pays.