C’est ce que dicte la dynamique actuelle, considérant les efforts qu’ils restent encore à déployer pour consolider les progrès réalisés dans la lutte contre l’insécurité, en parallèle à la stratégie de récupération de tout le territoire national.
Dans la prolongation de ses engagements pris à travers le Pacte pour la stabilité et l’organisation des élections, le gouvernement demeure attaché à un processus électoral sécurisé et accessible à tous, préalable à la tenue de scrutins crédibles pour renouveler le personnel politique.
Cependant, face à la situation sécuritaire complexe, il demeure nécessaire de réévaluer l’objectif fixé pour la tenue des élections cette année.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) a déjà prévu ce scénario, avec le réaménagement du calendrier électoral. Le décret électoral modifié, bien que critiqué par certains acteurs politiques, participe à cette démarche visant à faciliter un processus plus fiable et plus inclusif.
Car, en effet, qui a intérêt à ce que des scrutins s’organisent sous l’influence de groupes armés qui peuvent tout à fait orienter le vote en faveur de leur choix ? Et surtout, les espaces qui échappent à l’autorité de l’État, seront-ils mis de côté dans le cadre de ces élections ?
Autant dire que les compétitions électorales, quelque soient la date de sa tenue, doivent être réalisées dans les conditions optimales de sécurité, en prenant en compte tous ces paramètres, en vue de rétablir la normalité constitutionnelle en Haïti.