L’ancien Premier ministre Claude Joseph dénonce ce qu’il considère comme une inégalité de traitement de la part du Conseil électoral provisoire (CEP) dans la gestion du processus d’enregistrement des membres des structures politiques engagées dans le processus électoral.
Selon M. Joseph, certains partis politiques ont déjà obtenu l’accès à la plateforme en ligne destinée à l’enregistrement de leurs membres, tandis que d’autres, dont le parti Les Engagés pour le Développement (EDE), attendent toujours de pouvoir y accéder. Une situation qui, selon lui, compromet le principe d’égalité des chances entre les formations politiques.
Le Parti EDE affirme notamment ne pas parvenir à accéder à la plateforme électorale afin d’enregistrer ses quelque 30 000 membres. Pour Claude Joseph, cette situation est d’autant plus préoccupante que le parti figure parmi les formations politiques les plus populaires et les plus actives sur le terrain en Haïti.
L’ancien Premier ministre estime que le traitement réservé à EDE soulève de sérieuses interrogations sur la capacité du CEP à garantir un processus électoral équitable, transparent et inclusif.
« Il est difficile de parler d’égalité des chances lorsque certaines structures disposent déjà des moyens techniques pour enregistrer leurs membres alors que d’autres en sont encore privées », dénonce en substance Claude Joseph, qui appelle le CEP à rétablir rapidement l’équité entre les différents acteurs politiques.
Pour le dirigeant politique, les difficultés rencontrées par EDE pourraient être le résultat d’une mauvaise gestion du processus ou, plus gravement, d’une volonté de mettre des obstacles sur le chemin du parti. Il demande ainsi des explications claires et des mesures immédiates afin que toutes les formations politiques disposent des mêmes conditions pour participer au processus électoral.
Cette controverse intervient alors que le CEP maintient un calendrier électoral que plusieurs acteurs politiques jugent difficilement réalisable. Claude Joseph considère que cette situation renforce les inquiétudes concernant la capacité de l’institution électorale à organiser, dans les délais annoncés, des élections véritablement inclusives, crédibles et transparentes.
À travers cette dénonciation, l’ancien Premier ministre entend attirer l’attention sur ce qu’il présente comme un risque sérieux pour la crédibilité du processus électoral. Il réclame du CEP qu’il garantisse à toutes les formations politiques, sans distinction, un accès équitable aux outils et aux procédures nécessaires à leur participation.
Pour Claude Joseph, aucune formation ne devrait être empêchée, directement ou indirectement, de participer aux mêmes conditions que les autres.